Prénom : Adrien

Âge : 25 ans

Nationalité : Française

Sport Favori : Football

Rêve ultime de sport :  Mon rêve je l’ai raconté à ma copine quelques jours après l’avoir rencontrée, c’est de fabriquer un kayak en bois et de naviguer sur le lac Baïkal avec. Je crois que ça résume bien l’esprit B4S qui reste une quête personnelle d’épanouissement même si souvent elle est partagée rien que par la dimension événementielle de la baroude.

 

Baroudes avec groupes de supporters :

Je suis obligé de commencer en rendant hommage à une association de baroudeurs par excellence, les Marseillais d’Aquitaine, des fadas de l’OM. C’est avec eux que je suis parti plusieurs fois avec des potes depuis Dax dans les Landes pour aller savourer l’ambiance du Vélodrome. Fallait aimer l’OM ,à l’époque, ils gagnaient rien depuis une quinzaine d’années. En octobre 2009 on est tout fous de partir pour notre premier Clasico. Cette année là on est meilleurs que le PSG, on doit gagner logiquement et on se dit que ça va être le bordel dans le stade. On part la veille de la rencontre de nuit comme à chaque fois pour se manger les 600 kilomètres qui nous séparent de Marseille. Comme d’habitude on fait la traditionnelle pause sur une aire d’autoroute à Montpellier. Jusque-là tout se passe comme prévu. Mais plus on s’approche de Marseille et plus les rumeurs sur le report du match se font sentir. Ce connard de Jérémy Clément a la grippe A et c’est un peu le bordel sur le Vieux Port. Les supporters parisiens sont déchaînés mais escortés par les CRS, heureusement pour tout le monde! Je pense qu’ils voulaient pas avoir fait le déplacement pour rien. En début d’après-midi, l’annulation du match est annoncée officiellement, on était dégoûté, ça devait être notre premier OM-PSG. On a du revenir depuis les Landes un mois plus tard pour voir la tête d’Heinze et la victoire 1-0. Avec cette association je me souviens d’un autre déplacement juste avant Noël, l’OM recevait Auxerre, une soirée cauchemardesque… A l’époque le Vélodrome n’est pas couvert et il pleut des cordes tout le match. On se réchauffe comme on peut dans le virage mais ce soir là Oliech nous fait la misère, il met un doublé et on perd 2-0. On rentre la queue entre les jambes, gelés dans le minibus parce qu’on a pas d’habits de rechange !

La folie lensoise !!

Dans le même style j’avais fait un déplacement de Bordeaux à Lens, le dernier match de la saison 2007-2008, avec les Ultra Marines. C’était le bordel tout le monde picolait et fumait des pétards dans le bus ! On arrive dans le Nord on découvre la tristesse à l’état pur. Lens s’apprêtait à descendre et là-bas ils n’avaient que ça et le Mcdo à côté de Bollaert! Les gens sont tristes pour les employés du club qui vont perdre leur job, beaucoup noient leur chagrin dans les bars adjacents au stade. J’ai vu des mecs de 60 ans trop bourrés pour rentrer dans le stade. Au fond d’eux ils connaissaient déjà l’épilogue je pense. Lens doit gagner absolument, mais le match se passe pas forcément bien pour eux et ça termine à 2-2. Les Girondins laissent pas filer le match puisqu’ils pouvaient être champion si Lyon perdait avec un gros éacrt. En plus, le PSG se sauve grâce au fameux doublé de Diané à Sochaux. Là c’est l’apocalypse. On est dans le parcage et on assiste au désarroi du public Sang et Or. Les gens pleurent, le terrain est envahi, les CRS viennent protéger les joueurs…

L’exemple espagnol

Ca c’était mes premières baroudes, j’étais jeune j’avais pas trop de tune mais je voulais découvrir la France du foot en galérant un peu. Après faut pas se mentir, le milieu supporteriste c’est pas trop ma tasse de thé même si faut respecter ce qu’ils font pour leur club et l’animation des stades. Je recommande pas forcément ce type de baroude surtout si tu rentres pas dans leur moule tu vas te sentir à l’écart parce que ces mecs sont pas là pour rassembler mais pour imposer leur vision fanatique. Ca reste du foot, c’est pas vital faut rester calme, et si les gens mesuraient plus leur passion je pense qu’on se régalerait beaucoup plus. On pourrait voir des trucs bandants. Je suis fan du geste de Fekir à Saint-Etienne, il a répondu sur le terrains en posant ses couilles. Faut savoir accepter quand l’autre te baise surtout quand tu le chambres tout le match. On devrait pouvoir voir plus de panache comme ça mais les gens sont débiles ils mélangent tout surtout en France. J’ai vu un derby La Corogne – Celta de Vigo, où les gens se détestent vraiment mais ça reste mesuré. Tout le match, l’attaquant de Vigo, Iago Aspas, un pur Galicien, se fait insulter et huer. Il marque à un quart d’heure du terme de la rencontre et il célèbre face au kop du Deportivo en mimant les oreilles d’éléphants, il se replace et tout le stade « IAGO ASPAS HIJO DE PUTA », et lui, il harangue encore plus la foule !!! Ca c’était bandant pour moi qui était sans parti-pris ! Mais ça va pas plus loin tu vois.

 

Mes voyages avec match de football :

Mon kiffe quand je voyage, c’est de pimenter le truc avec un petit match local, ça c’est bien dans l’esprit B4S. Et là j’en ai plein à te raconter.

Le Boxing Day

La première c’était avec deux potes quand on était à la face. On décide d’aller visiter Londres pendant le Boxing Day, la période entre Noël et le jour de l’an. Et qui dit Boxing Day dit foultitude d’événements dans la capitale anglaise. Des matchs à tire larigot !! On prend l’avion depuis Bordeaux pour trois fois rien. On avait préparé notre voyage deux mois en amont pour être sûrs de chopper des places. Au final, contrairement à ce qu’on dit, le places sont pas données mais rien d’excessif non plus en Angleterre. En tous cas pour les deux matchs qu’on a vu. Et parmi eux y’a le Chelsea champion d’Europe. On paie 50 euros en tout pour Stamford Bridge donc et White Art Lane, rien d’extra selon moi. On avait pris un logement un peu foireux à Notting Hill mais c’était clairement pas le but principal de notre séjour. Entre deux on visite Londres mais tout ce qu’on attend c’est les matchs. Le premier c’est Tottenham qui reçoit Reading dernier du championnat. On arrive tôt pour profiter de l’ambiance je prends une écharpe ce que je fais pas souvent mais je la trouvais belle. On rentre dans le stade et là on est tellement proche du terrain ! On entend Lloris qui parle à ses défenseurs et tout. L’ambiance dans ce stade était vraiment folle. Stamford Bridge est un stade magnifique. Là aussi on est arrivés super tôt, on assiste à l’échauffement du remplaçant de Cech qui était blessé ce jour là. Juste devant nous, Christophe Lollichon l’entraineur français des gardiens des Blues. On le chambre, aucune réaction de sa part. Le torse relevé ce mec nous a semblé un peu fier, un peu hautain. L’ambiance m’a un peu déçu, sûrement à cause de la victoire de QPR avec un Wright Philips des grands jours. Le public me semblait vraiment exigeant avec ses joueurs. Faut dire que Fernando Torres fait vraiment n’importe quoi à cette époque-là ! On passe le reste de la journée à traîner dans Londres on avait pas de logement pour le soir et notre avion le lendemain matin à 7h. Sac à dos sur les épaules on baroude dans Londres jusqu’à 3h du mat où on a franchement pris du plaisir à découvrir la ville, de nuit dans le calme. On s’est juste pelé les couilles pendant une heure en attendant le bus jusqu’à l’aéroport où on a terminé notre nuit. J’oubliais la soirée du Nouvel An, on était dans la foule pour le feu d’artifice, trop de monde on a rien vu mais on était pas vraiment intéressés. On a piccolé un peu au pub et on s’est rentrés.

Le Portugal, terre de football

Quand je vivais à La Corogne j’étais pas loin du Portugal. Avec mes potes on a fait deux voyages à Porto et Lisbonne, mais ils n’aimaient pas le foot. C’est moi qui leur ai proposé d’y aller à chaque fois et ils ne s’étaient pas rendu compte que ces deux voyages coïncidaient avec des matchs… On y allait avec ma bagnole que je galérais à garer à chaque fois. La première fois à Porto on arrive de nuit, je la gare devant notre airbnb mais le lendemain c’était samedi et il y avait le marché, et plus ma tire !! La fourrière me l’avait levée putin. 135 balles d’amendes que j’étais obligé de payer. Ca m’a pas empêché de gratter une place sur leboncoin portugais pour assister au Porto-Benfica du week-end. Un stade magnifique, une ambiance de dingue et la légende San Iker dans les buts du FC Porto. J’y vais tout seul mais je me régale. L’égalisation du Benfica en fin de match et leur parcage qui exulte devant un stade médusé ça fait aussi parti des trucs qui me font bander ! Au retour je prends pas le ticket au péage en passant pas la zone télépéage, sans le vouloir, et je passe dans la zone normale pour régler quelques kilomètres avant la frontière. La meuf est aimable comme une porte de prison, je lui explique mais elle veut rien savoir je prends 35 euros de péage au lieu de 10.

 

A Lisbonne, on a notre logement dans une auberge dans le Bairro Alto, une butte où il est interdit de se garer si t’es pas résident. Evidemment je le fais et le lendemain il y a un papier qui stipule que je dois régler entre 60 et 300 euros de contravention. Mais je suis pas censé comprendre le portugais avec ma plaque d’immatriculation française alors je la paye pas ! J’en viens au match du week-end. Là c’est un autre must du foot lusitanien, le derby de Lisbonne dans l’un des plus beaux stades du monde, l’Estadio da Luz. Mais il m’arrive une couille. Je galère à trouver une place sur leboncoin. Finalement j’ai rendez-vous avec un type 1h avant le match dans un centre commercial devant le stade mais j’ai pas internet sur mon téléphone. On s’était dit à la fontaine, rien de plus. Mais il y a une fontaine entre le centre commercial et le stade puis une à l’intérieur du centre commercial. Je suis perdu, je trouve pas le mec et le match approche. À 15min du début je me rapproche du stade, avec 70 euros en poche et je vois un mec un peu louche qui semble vendre des billets. Je me rapproche et je lui parle en espagnol, il me comprend bien. Je lui dis j’ai que 70 euros il me dit c’est bon tout de suite ! Je me dis merde, j’aurais pu dire moins alors je tente le tout pour le tout « tu peux pas me laisser 10 euros pour bouffer dans le stade ». Et là il m’a méprisé comme jamais en me disant de dégager… Je m’en cogne, j’ai ma place et je rentre dans le stade, l’ambiance est absolument dingue. Le derby de Lisbonne je le recommande à tout fan de football !!! La ville est magnifique en plus. J’aimerais bien refaire ce derby mais dans le stade du Sporting cette fois.