Prénom : Romain

Âge : 25 ans

Nationalité : Française

Sport Favori : Football

Rêve ultime de sport : Gagner la coupe du monde avec la Selecioun du Countea de Nissa, à non c’est déjà fait !

Quel baroude sportive vas-tu nous raconter ?

Hello à tous ! Je ne vais pas faire dans l’original mais je vais vous raconter l’ouverture du championnat de la Serie A 2015-2016 qui opposait Palermo au Genoa le 23 août 2015.

Mise en situation : comme chaque année à Palerme on ne prédit pas au club un bel avenir en Serie A.

En quoi peux-t-on appeler ça une baroude ?

Moi, je suis originaire de Sicile donc tous les ans je retourne dans la maison familiale. Cette année-là, nous étions descendus avec deux de mes cousins et un pote nous avait rejoint pour une semaine.

Nous on est fan de foot, on a le tempérament italien du sud, on veut que le match soit un spectacle dans les tribunes. On vit à Nice du coup pendant des années nous sommes allés au stade du Ray pour l’ambiance, pour l’amour du club et de notre culture bien avant le résultat sportif et la qualité du spectacle (bien évidement une victoire était espérée et la cerise sur le gâteau) et je peux vous assurer que je m’en suis tapé des purges. Moi j’étais fan des guerriers, de la grinta niçoise avec un gros tacle à la Cobos, chevelure dans le vent ou à la Rool, jamais rassasié, toujours dans les efforts ou encore de Flo Balmont qui se transformait en démon sur le terrain mais qui était tellement sympa lors des entraînements. Il ne refusait jamais de faire une photo ou de signer ton maillot ou ta feuille : le foot populaire comme on l’aime.  

Maintenant, à Nice, on peut allier les deux c’est vraiment génial, l’ambiance et les résultats (enfin cette année on fait les montagnes russes, on alterne le bon et surtout le moins bon mais nous sommes arrivés en 16 ème de finale après avoir éliminé l’Ajax en tour préliminaire et ça c’est un beau souvenir).

Quel galére pour des billets en Italie

Bref, retour sur ce match au Stade Renzo Barbera. Nous avons regardé le calendrier deux-trois jours avant pour voir quel week-end il y aurait un match à domicile à Palerme, donc nous n’avions rien préparé.

Une fois la date trouvée, nous nous sommes attaqués aux billets et en Italie, si tu ne le sais pas, c’est une vraie galère d’acheter un billet. Nous n’avions pas d’ordinateur, un réseau faible dans notre petit village, ça échouait à chaque fois. Quand on avait assez de réseau il fallait monter un dossier plus solide que celui nécessaire pour louer un appartement à Nice. Au final, le jour du match nous n’avions toujours pas de billet. Nous habitons à environ 1 heure 15 minutes de Palerme. On décide d’y aller un peu avant pour trouver des billets. Déjà si tu n’es jamais allé en Sicile, sache qu’il y a pas ou très peu de parking privé. On voit une file d’attente de plusieurs voitures à proximité du stade, on décide d’attendre. C’était un parking public, gratuit, libre à quelques centaines de mètres du stade. Incroyable, impossible… Impossible on voit un gars arriver, il ressemble pas à grand-chose et il nous explique qu’en lui filant 2 euros ou 5 euros, il n’arriverait rien à la voiture. Ça marche comme ça là-bas. Du coup on lui demande où est la billetterie. Il nous envoie à 28 kilomètres dans un tabac fermé. Bon on se décide à aller chercher devant le stade, c’est la dernière solution et il est h-2 avant le match. On trouve un gars, un peu louche, qui regarde tout le monde en faisant des clins d’œil lui c’est notre homme. On discute un peu et soulagement il a des billets à revendre. A l’heure de la négociation, il nous dit 70 euros pour une place dans le virage, une place à 12 euros. On essaye de négocier, on n’a pas beaucoup de pouvoir, des touristes qui veulent voir un match min-90… Je ne me souviens plus vraiment du prix mais disons 50 euros ; c’est son dernier prix. Il parle à ses collègues bien fort pour leur expliquer à quel point nous sommes des pigeons. Mais bon on les a enfin entre les mains nos quatre billets.

Une fois dans le stade

On prend enfin le temps de participer à la fête, c’est le retour du foot, une nouvelle saison emplie d’espoir pour chaque supporter qui espère au fond de lui que son équipe créera la surprise cette année. Devant le stade, il y a comme un mini marché, avec des camions de nourriture. Bien évidement on commande des sandwiches de « porchetta », ça se marie parfaitement avec les matchs de foot, je vous le conseille, à Turin, à Milan, ils en ont partout. Dans ce marché, on ressent un bonheur intense, les gens sont heureux, ils chantent, il y a des pétards de partout, on ne se voit plus c’est déjà fou.

Vient l’heure d’accéder au stade, pas d’encombre avec nos billets, le vendeur connaissait la sécurité, on est passés sans question.

Le stade a une belle taille plus de 36 000 places. Le stade n’affiche pas complet mais la curva nord ou sud, je ne me souviens plus est bien remplie. On assiste à un match pourri, dans une bonne ambiance, un retour aux sources, un rappel aux bons souvenirs du Ray. 90 ème minute toujours 0-0, les équipes ont été frileuses, le phénomène Palermitain Franco Vázquez n’a pas fait d’exploit. Le match nul est annoncé. Un peu dégoûté j’aurais aimé voir les supporter vivre un but.

Il me suffisait de demander, 91 ème minute, un ancien de la Ligue 1, à peine débarqué au mercato d’été ouvre le score pour Palermo, les supporter sont en feu.

Merci Abdelhamid El Kaoutari !

Il est l’heure de repartir, un dernier stop au camion, un sandwiche à la « porchetta » pour le retour, on est comblés.

Un conseil de baroudeur pour ceux qui souhaitent réaliser le même type de baroude ?

Pas de conseil, vous en avez envie, allez-y essayez ce restera toujours des bons souvenirs et une histoire à raconter que vous ayez assisté á l’événement ou non.

Si tu devais changer quelque chose à cette expérience ?

Pas d’amélioration, j’ai tout aimé dans cette baroude, pas de chichi, pas de bling-bling.

Le mot de la fin ?

Issa Nissa